Dégénérescence maculaire liée à l'âge : DMLA
Dégénérescence maculaire liée à l'âge : DMLA
Qu'est-ce que la Dégénérescence Maculaire Liée à l'Âge (DMLA) ?
C'est une maladie oculaire dégénérative qui affecte la zone centrale de la rétine (appelée macula) chez les personnes de plus de 50 ans. La macula est responsable de la vision centrale et de la fixation, et donc d'activités quotidiennes fréquentes comme lire, regarder la télévision ou conduire.
Quelle est la fréquence de la DMLA ?
La DMLA est la première cause de perte visuelle irréversible dans le monde occidental chez les personnes de plus de 50 ans. En Espagne, le pourcentage de personnes souffrant de cette maladie parmi les plus de 65 ans est de 13 %. Parmi les plus de 75 ans, 30 % sont touchés à un certain degré.
Quels symptômes provoque la DMLA ?
Les symptômes de l'atteinte maculaire peuvent inclure, par ordre décroissant de fréquence :
- Vision centrale floue, avec conservation de la vision périphérique.
- Altération de la forme des images (métamorphopsie).
- Altération de la taille des images : agrandissement (macropsie) ou réduction (micropsie).

Quels types de DMLA existe-t-il ?
- DMLA sèche ou atrophique : c'est la forme la plus fréquente de la maladie (90 % des cas). La progression est lente (années) et la perte totale de la vision peut prendre des décennies. Initialement, elle peut ne pas donner de symptômes et est diagnostiquée lors de contrôles ophtalmologiques. On observe une perte progressive de cellules nerveuses dans la macula.
- DMLA humide ou exsudative : bien qu'il s'agisse de la forme moins fréquente (10 % des cas), elle est très agressive et conduit à la perte de la vision centrale en peu de temps (semaines, mois). Un nouveau tissu apparaît sous les couches les plus profondes de la rétine, qui croît, exsude et peut saigner (membrane néovasculaire).
Les patients atteints de la forme sèche peuvent passer à la forme humide et vice versa. Le diagnostic précoce des deux formes peut améliorer la progression de la maladie.

Comment diagnostique-t-on la DMLA ?
De nombreux patients ne se rendent pas compte de leur problème jusqu'à ce que la vision soit devenue floue ou que des troubles visuels tels que la métamorphopsie apparaissent. L'ophtalmologue peut détecter la maladie à des stades plus précoces en réalisant une série d'examens qui, selon le degré d'atteinte, comprennent généralement :
- Test d'Amsler : le patient regarde une grille quadrillée pour déterminer le degré d'atteinte ou de métamorphopsie. Ce test peut être remis au patient pour qu'il l'effectue périodiquement à domicile afin de détecter précocement d'éventuelles anomalies.
- Fond d'œil : examen minutieux de la zone maculaire pour observer le degré d'atteinte et déterminer s'il s'agit de la forme sèche ou humide.
- Angiographie à la fluorescéine (AF), utilisée généralement dans la DMLA humide, elle définit la localisation, l'étendue et le degré d'activité de la membrane néovasculaire qui se remplit de produit de contraste.
- Tomographie par Cohérence Optique (OCT), qui montre des coupes microscopiques virtuelles de la macula et fournit de nombreuses informations à l'ophtalmologue, aussi bien dans la forme sèche qu'humide de la DMLA. Indispensable pour évaluer la réponse au traitement dans la forme humide.
Comment traite-t-on la DMLA ?
En général, la prise en charge de la DMLA est assurée par des ophtalmologues spécialisés dans la rétine (rétinologues) ou même par des spécialistes exclusivement de la macula.
DMLA sèche : malheureusement, il n'existe pas de traitement spécifique. Divers apports vitaminiques (antioxydants, lutéine) sont utilisés et pourraient ralentir la progression de la maladie aux stades intermédiaires à avancés.
DMLA humide : depuis quelques années, de nouveaux médicaments aux noms imprononçables (bévacizumab, ranibizumab, aflibercept…) sont disponibles pour freiner l'évolution de la maladie. Ils sont administrés sous forme d'injections intraoculaires périodiques jusqu'à l'inactivation de la lésion.
Ce traitement a radicalement changé le pronostic de la DMLA exsudative, car il permet d'arrêter la perte de vision et même de l'améliorer dans certains cas. Le diagnostic précoce est essentiel, car le traitement est d'autant plus efficace que la lésion est petite et le délai d'évolution court.
À VERTE, les membres de l'Unité de Rétine ont une vaste expérience dans l'administration et l'évaluation de ces médicaments depuis les débuts de leur application clinique, en 2006.
Peut-on prévenir la DMLA ? Facteurs de risque
Le principal facteur de risque est l'âge, car la maladie n'affecte que les personnes de plus de 50 ans et le risque augmente significativement à partir de 65 ans. Elle est également plus fréquente chez les individus de peau claire et une prédisposition génétique est connue. Ces facteurs de risque ne dépendent pas de nous et ne sont donc pas modifiables. D'autres facteurs que nous pouvons contrôler et qui ont été